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QUE SERA LE PRIX DE LA PRÉCARITÉ DES
CENTRES COMMUNAUTAIRES DE LOISIR ?
Les centres communautaires de loisir sont des acteurs de première ligne en prévention, ils ont une action dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi et de l’insertion sociale, ils sont support à la famille et ils favorisent la prise en charge individuelle et collective des citoyens.
Les centres communautaires de loisir sont de plus en plus sollicités par le réaménagement des services de l’État.
Les politiques gouvernementales quant à la famille, à la santé, aux jeunes, au décrochage scolaire, au loisir après l’école, aux services de garde, à l’école communautaire reconnaissent que les centres ont une action qui contribue à l’atteinte des objectifs.
ET POURTANT
Les coûts d’opération (électricité, chauffage, entretien, transport, sorties avec les jeunes, salaire minimum, etc.) ont augmenté de plus de 10% depuis 2001.
La dernière augmentation du soutien récurrent à la mission remonte à 2001 et la simple indexation annuelle pour maintenir le soutien de l’État demanderait un budget additionnel de 323 000 $ pour 2006-2007, sans compter le manque à gagner des années précédentes.
L’augmentation des coûts d’opération et le sous-financement doivent être totalement compensés par des activités d’autofinancement ou par des coupures dans l’animation, ce qui restreint l’accessibilité pour une grande partie de la population rejointe par les centres.
À titre de bons gestionnaires, les centres font déjà des pieds et des mains pour équilibrer leur budget. Plusieurs centres ont déjà effectué des coupures importantes.
AVEC DES RÉPERCUSSIONS
Le sous-financement se répercute dans des conditions de travail moyenâgeuses pour le personnel, tant au niveau des salaires que des avantages sociaux et cela freine le support aux 15 000 bénévoles engagés au développement de leur communauté par le biais des centres communautaires de loisir.
Le sous-financement se traduit par une grande difficulté à maintenir les infrastructures dans un état sécuritaire et accessible. (Besoins en immobilisations de 45 millions)
Les coupures de services ont un impact direct sur les plus démunis et les jeunes. Le statu quo, c’est un manque à gagner qui rend difficile la planification à moyen et long terme et démobilise les bénévoles.
Jusqu’à quand les administrateurs pourront-ils s’engager à maintenir des infrastructures et des programmes de moins en moins sécuritaires ?
Près de 60% des centres ont un déficit d’opération au cours de la dernière année ou ont un déficit accumulé. 88% des centres communautaires n’atteignent pas les ratios minimum suggérés par les vérificateurs comptables quant à la liquidité financière. (10% des revenus + 10% de la valeur des immobilisations)
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POSTE
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SALAIRE MOYEN ANNUEL
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Animateur
Réceptionniste
Secrétaire
Coordonnateur
Directeur de l’animation
Directeur général
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22 670$
18 153$
23 266$
27 439
33 176$
42 917$
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1) Combien de jeunes seront à la rue ?
2) Combien de familles chercheront des lieux de soutien, l’été, sans les camps de jour?
3) Qui facilitera les échanges interculturels et l’accueil des immigrants ?
4) Qui mobilisera et formera 15 000 bénévoles pour le développement de leur quartier ?
5) Combien de personnes n’auront plus les moyens financiers d’avoir accès au loisir ?
6) Combien de personnes perdront leur lieu de rencontre et d’appartenance et resteront seules, isolées ?
7) Combien de fêtes de quartier seront annulées ?
8) Où se rencontreront les autres organismes du milieu ?
9) Combien de familles devront faire appel aux services sociaux, à la DPJ, si elles ne retrouvent plus de services de répit ?
10) Qui apportera un peu de réconfort et de sécurité aux jeunes vivant dans un contexte de violence familiale ?
11) Combien coûtera à la société la précarité des centres communautaires de loisir ?
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